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Lundi 4 mars : jeux de mains, masques, vin & palabres en vrac

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 Im : mains photogéniques sténopé et vieil appareil photo

Démoulage de mains en alginate devenues des porteuses d’instruments photographiques.

  • Main Guillaume tenant un solarographe / camera obscura (Atelier Criss vendredi aprem).
  • Main Sylvie tenant un appareil photographique des années 50, (Atelier Criss samedi matin).

Lundi patient démoulage de l’alginate. Pendant les ateliers Mains de jardin, nous abordons mille et une facettes de croyance, de créations graphiques ou en volume. "L’art fait voir l’invisible" dit-on.

Nous parlions d’illusion de la vasque du scaphé avec un visage d’illusion. Le creux devient un volume.

Voir https://www.youtube.com/watch?v=QbKw0_v2clo

Mais cela dérive un peu parfois comme de parler de Bacchus, Dieu du vin. Cela semble une évidence à citer à Saint-Martin le bon vin (le Vinoux fut une piquette sympathique plantée dans le quartier du petit Nice, les coteaux ensoleillés du mont Jalla. Le vin des curés du chapitre St André de Grenoble au XVIIIe, qui possédait le coteau bénéficiant d’un micro climat). Un vin réputé que les paysans envoyaient un charriot de bouteilles à la cour du roi.

En pleine période de carnaval, nous discutons de masques. La présence de divinités se transmet dans des cultes comme celui de Dionysos où le masque est un élément liturgique important.
Remarque : sur l’oratoire bâti en 1847 cimetière Saint-Roch, de Joseph, Rosine & Jeanne Marie, il y a deux masques grecs classiques surmontant les angles de la chapelle, inventoriée parmi les 800 monuments funéraires du cimetière des grenoblois.

Sur un tapis étoilé de béton, à l’entrée du parvis j’ai proposé aux stagiaires qui m’aidaient, de graver l’énigme : Ô 20  10 20  100 O     (Ô VIN DIVIN SANS EAU !)

__________________

11h : arrivée des deux restaurateurs de Marseille, Laure Ban Ysendyck et Jérome Datté pour dix jours de chantier sur les échafaudages, pour la consolidation du plafond, le nettoyage de la toile peinte leur patient travail reprends pour dix jours.

Im A midi on partage un tajine de légumes aux pruneaux et kiwis du jardin

Publié le 04/03/2019 : 21:27  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Dimanche 3 mars au temps solaire de Meylan

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Im. Atelier Tournesol à Meylan.

Visite matinale sur le cadran solaire de Meylan, une création de cadran analemmatique à l’échelle d’une place de 254m2 dans le parc du Bruchet.

Nous avions choisi la devise avec des anciens : Passants entre ciel et terre, ton ombre rythme le temps  du soleil

Nous sommes surpris de découvrir plusieurs familles de promeneurs qui s’amusent à capter la direction de leur ombre qui indique l’heure solaire locale. Sur une dalle de granit est gravée les dates de chaque mois où l’on pose les pieds, chaque passant devient ainsi un cadran solaire humain. En tant que meylanaise, j’ai mis 7 ans de dossier, réunion pour convaincre deux maires successifs de Meylan de passer commande à l’Atelier Tournesol pour la création d’un cadran géant. Son budget est intégré dans les frais d’aménagement du parc du Bruchet, en bordure du quartier des Béalières, sous le lycée du Grésivaudan.

En 1993, nous avons finalement inauguré cette place dédiée à l’observation des mouvements du soleil dans sa course journalière.

Un deuxième cadran à réflexion est calculé grâce à un miroir fixé tout en hauteur sur le mât d’une grande étoile. A midi solaire local, le rayon de lumière au sol, coïncide avec le midi solaire du cadran analemmatique une prouesse de calculs gnomoniques de l’horloger du soleil.

Il y a d’autres particularités comme les directions des villes jumelées : Gonzales, Plannegs.

Cette place peut être un outil pédagogique qui permet de s’orienter selon les points cardinaux, comprendre les saisons, la rotation de la terre.

Nous observons qu’il y a peu de vandalisme, si ce n’est le vol des plaques en cuivre gravées des points cardinaux (Nord. Sud. Est. Ouest). Dommage cette dégradation par la casse des lumières intégrées au sol, car certains aiment se rencontrent en nocturne pour y observer la voûte céleste étoilée, plus spécialement en août lors des concentrations d’étoiles filantes.

Le plus mystérieux est d’indiquer les heures du lever du soleil sur la chaine de Belledonne. D’autres rendez-vous sont en effet bien matinaux, que connaissent les sportifs, les amoureux de la nature ou le Groupe d’Astronomie du Dauphiné.

Une mise en relation du lever de soleil et de la chaîne de Belledonne, si présente dans le paysage et l'imaginaire Meylanais : les dates, heures et minutes des levers de soleil réels sur différents pics ou cols dominant Meylan ont été indiqués par l'Atelier Tournesol dans la couronne d'orientation autour du cadran.
En bonus, une table d'orientation aide au repérage des principaux sommets de la Chartreuse ou de
http://img.geocaching.com/cache/large/74231db1-795b-4124-93e7-2a6bb1e6455e.jpg Belledonne, visibles depuis cette place panoramique avec des bétons de couleur au sol.
En résumé, ce lieu ouvre de nombreuses possibilités pédagogiques comme apprendre à s'orienter (points cardinaux, massifs montagneux...), reconnaître les signes du zodiaque, la rose des vents, le globe terrestre, les chiffres romains...

Plus simplement, il est un lieu de rendez-vous pour une promenade dans le Cœur Vert.

http://www.geocaching.com/seek/cache_details.aspx?wp=GC3C9D4

Publié le 03/03/2019 : 21:23  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

FEMMES DE LA CASAMAURES

Im main de Sylvie.

Dans ce carnet de chantier de savoir-faire traditionnel, simultanément je note l’élaboration de créations in-situ.

Atelier du matin : prise de main de Sylvie, notre patiente secrétaire qui rédige les compte-rendu des conseils d’administration. Tout en mélangeant l’alginate, avec Mireille la trésorière nous nous demandons comment recruter de nouveaux administrateurs pour renforcer l’équipe qui fatigue (les retraités : Genevieve, opérée du genoux, Geo, chutte fracture du fémur, Colette: en voyage à Haïti. La crise du bénévolat est dans toutes les associations culturelles et humanitaires, mais il essentiel de continuer à mieux faire connaitre le patrimoine, défendre une identité collective, un repère dans l’histoire de la construction française. Nous lançons un appel aux bonnes volontés pour quelques heures par mois, pour continuer de valoriser l’œuvre de Joseph et Jeanne Marie et participer à l’accueil des visiteurs, des artistes.

***14h : comme chaque premier samedi du mois, un parcours conté : Le roman des trois femmes du sieur Joseph. Une ballade découverte du monde romanesque des habitants du palais d’orient bordé par la tumultueuse rivière Isère.

Enfant naturel d’une couturière Mélanie Jullien, ce grenoblois est né en pluviôse de l’an III = 2 février 1803, il décèdera dans la misère en 1886.

- Sa première épouse de 15 ans s'appelait Rosine, une jeune couturière, (Joseph Jullien avait 29 ans et rajoute le patronyme de Cochard: son père présumé (Jean Baptiste Cochard).

- Sa deuxième femme Jeanne Marie était  une" marchande de nouveautés » . A son mariage à 49 ans, cette cousine germaine nantie avait sa boutique à l’enseigne « MODE »  au N°12 place Grenette. Au N°4 son appartement était notablement situé en dessus de la Fontaine Lavalette. A partir de 1855, l’achat du terrain de la Guinguette et pendant 18 ans en compagnie de Joseph, elle a participé, financé la construction du palais de style néo-mauresque édifié « en or gris » sur le coteau des vignes de Saint Martin.

-  Alexandrine une lingère de 44 ans et Joseph 73 ans lors de ses troisièmes épousailles ont connu finalement la ruine, la vente en 1878 de ce palais idéal inspiré par Constantinople et la culture ottomane, mais audacieusement bâti grâce aux innovations du «ciment moulé ».  (Alexandrine a ensuite vécu ses dernières années dans la pire misère à Paris avec son fils Eugène Louis Primat.)

* De nos jours, les fiancés, les jeunes mariés aiment pouvoir immortaliser dans leur album photos à la St-Valentin et les amoureux à la St-Amour. Nous évoquons les symboles de cœur sur les vitraux bleus au croisée des fenêtres. Les chambres à l’étage, dans les occulis ont des vitraux ornés de calligraphies en arabe classique, qui se traduisent par « passion d’amour, ton aimée, des interprétations autour du sentiment amoureux, une ode à l’amour ».

Il y avait 5 étudiants espagnoles, un physicien lethonien, une étudiante de Boston et une vingtaine de visiteurs dont les sourires en repartant encouragent les quatre bénévoles qui ont donné leur temps un samedi : des médiateurs du patrimoine, des passeurs d’histoire.

Publié le 02/03/2019 : 21:25  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Vendredi 1ermars. Comme un devoir de vacances.

Im prise de main de Guillaume capteur d’images solaires

Je m’engage chaque jour à faire un point des chantiers, des recherches tout azimut autour de l’électron Casamaures. Des envolées libres qui seront écourtées, censurées dans le blog mais pas dans cet écritoire hétéroclite de moments de vie de cheville ouvrière du patrimoine.

Tenir le cap dans l’objectif de garder mémoire de strates d’histoires à 160 ans de décalage pour suivre les conseils amicaux de bien personnaliser le recueil de témoignages.

Je me suis fait traiter de « trublion » dans l’échiquier communal, puis de « rebelle » lors des banderoles et la Rocade et des mégalos tunnels sous la Bastille 2009/2010.

En 2019, je continue d’exprimer même maladroitement des histoires vécues. Courageux seront ceux qui suivent les méandres de mes pensées, des questions au jour le jour, un engagement concret dans la ruche créative. Beaucoup ignorent que je n’ai jamais reçu de salaire en 38 ans de travail pour les chantiers de la belle ruine, et que je suis 100% bénévole dans l’association culturelle, une militante ouvrière culturelle. Cet altruisme s’exprime simplement, « je fais ma part de citoyenne » dirait le colibri. Tout comme j’ai pu le faire en sauvant des cadrans solaires anciens, des peintures murales sur le chemin de la gnomonique dans l’équipe Atelier Tournesol.

Phaéton, solarographes.

Après avoir installé cette semaine 19 boites, des solarographes, en les perchant sur les grilles ou fixations du haut des garde-corps, tout un parcours de capture photographique des images du soleil se forme. Un jeu de cache-cache s’inspire de la muse Casamaures. Guillaume Péruchon m’envoit son texte de sa future exposition de mai, des création in-situ qui prennent le temps de vivre au soleil.

« Série de solarographes installés dans les jardins de la Casamaures.  Sténopés préparés pour de très longues poses, ils capturent le Soleil dans son immuable course d'un solstice à l'autre.

Élargissant les limites du regard, les solarographies révèlent un au-delà de la vision. Tourné vers notre étoile, l'œil métallique nous entraine à la découverte d'une terre inconnue ».

Cet aprem, je prends une empreinte la main de Guillaume en alginate. 10mn de prise, puis réalisation d’un moulage en ciment fibré. Dans l’exposition prévue en mai, juin, une main de béton tiendra une boite percée, un sténopé formé par une boite de café détournée en « caméra obscura », premier instrument de photographie).

Publié le 01/03/2019 : 21:29  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut