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Blog Cas'Amore

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Lundi 18 mars. Portraits soleil.

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Im Terrasse en 1984, cliché du documentaliste Dominique Peyre de la DRAC pour le dossier de protection du ministère de la culture.

RV Sylvain Frappat, photographe ville de Grenoble, téléphone le matin, il passera à 14h pour un portrait photo sur une proposition du reportage d’Anne Maheu. Je suis curieuse de lire sa brève car pour la première fois, il y aura un petit passage dans la revue municipale de Grenoble, Gremag

Je lui transmets des infos d’archives sur les grenoblois Joseph et Jeanne Marie, bâtisseurs de la villa mauresque. C’est inhabituel, mais j’ai dû aussi lui résumer mon parcours mes racines, ma formation. (Dates relevées sur mon journal de bord)

A 29 ans aux beaux-jours de mars, bascule de l’endettement, d’un destin en forme de défi qui me permets encore de nos jours, de sauvegarder une belle ruine architecturale et lui redonner une vie artistique. Malgré les boulets, les galères matérielles et financières, effectivement c’est un beau chemin de vie, de rencontres, de créations.

Et la surprise de la cas'amore, c’est la rencontre avec mon horloger du soleil. Cette équipe de cadranière et d'un gnomoniste, au temps solaire de l’Atelier Tournesol.

- Téléphone cet aprem de l'équipe d'aménagement de l'espace de plein air de l'esplanade, superbe ils projètent un cadran solaire, alors OK avec plaisir un RV de concertation début avril pour donner nos échos à leurs projets paysagers. J'amplifie la conversation avec l'urbaniste par le haut parleur du téléphone pour Guillaume des « solarographes » nous parlions justement de cadrans tenus de main ferme en béton fibré, d'heure de la nature. Du cadran analemmatique de 250m2 de Meylan. Guillaume, étudiant en 5ième année des Beaux-arts, diplôme en Juin ? ou poste de factotum un trimestre pour l’association ? Il va voir demain sa conseillère pôle emploi.

 PS: J’essaye de comprendre pourquoi on m’étiquette avec le mot résilience. Je vérifie la définition sur wikipédia = La résilience désigne la résistance d'un matériau aux chocs ; (le « fait de rebondir », du latin resilientia, de resiliens) : la capacité d'un corps, d'un organisme, d'une espèce, d'un système à surmonter une altération de son environnement.

Publié le 18/03/2019 : 08:26  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Dimanche 17 mars. Barlotières, puis objets sonorisés, animés

Im. Barlotières des vitraux pour le jardin d’hiver 1947.

11h : Brunch sur la terrasse pour fêter le printemps devant café, thé et jus de fruit avec Jean-Pierre et sa compagne, des profs qui réfléchissent avec les stylos rouges aux soucis pédagogiques d’accompagnement de la nouvelle génération.

Nettoyages des plinthes des salons salis par deux campagnes de chantiers. Chaque jour un peu de bricolage, c’est la vie cachée de la Casamaures ou le mot résistance prend ici tout son sens au quotidien. Faire des petites avancées selon l’énergie du jour. Décapage d’une barlotière enduite de 150 ans de vieux mastic afin de pouvoir présenter son profil pour le devis du serrurier. Envoyer photos à l’archi du patrimoine pour anticiper le dossier 9 baies vitrées du jardin d’hiver avec l’appui j’espère de la Fondation du patrimoine.

Chaque jour, je fais ma part de travail en souriant aux colibris. Ce dimanche le pêcher de vigne lâche ses pétales roses sous le vent du jardin. Jaune radieux des forsythia, jonquilles, jasmin d’hiver forment des mosaïques de couleurs éphémères. Ce sont des récompenses visuelles, botaniques qui sont pour moi des encouragements inestimables.

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Dans la loggia, l'atelier main qui nous parle continue patiemment d'être élaboré

devant les calligraphies de la Casamaures réalisées par Nora, au grand bivouac d'Alberville.

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18h : Laurent Bigot, Olivier Masson

Accueillis chez Astrud, quartier Saint-Laurent où les spectacles à domicile soutiennent les artistes.

Concert d’objets qui réveillent les objets inanimés, recyclés, stridulations, rythmes, mouvements surréalistes, un monde sur une table. Une table d’écoute règle la mise en scène du ballet des bouteilles de verre ou de plastique.  « Les évolutionnaires » avec Olivier Masson qui filme, garde trace de cette performance dans une salle à manger dont les fenêtres donnent sur la rivière Isère aux magnifiques remous où se mirent les réverbères des quais. La journée, la famille observe la chaine de la belle dame. Belledonne sous la neige, est une splendeur naturelle grandiose.

Publié le 17/03/2019 : 08:38  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Samedi 16 mars : Biennale villes en transition

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Im Acrotères de neige  hiver 2009, une villa couronnée de 100 moulures où des coeurs se détachent en creux sur le bleu du ciel.

Au Palais des sports, villesentransition.grenoble.fr

Rencontre devant les machines-à-coudre de La remise, nous discutons avec les modistes, couturières en réinsertion. Comment imaginer les costumes des personnages femmes de la Casamaures, pour imaginer notre projet de portraits photos de femmes d’époque avec Chrystelle. Avec la machine à broder, on pourrait écrire UTOPIA ou d’autres mots clés pour comprendre la Casamaures-vivante.

Le projet Casamaures demeure une utopie réaliste dans l’œil du cyclone des aménagements routiers (Tunnel sous la Bastille, Rocade de 2007 à 2010. Tram travaux de 2012 à 2014. Et les projets abandonnés tel le Pont Nord ou la tour de Babel Destot-de-100m-de-haut. Les intérêts communs des politique et promoteurs dit sociaux s’ajoutent à la mégalomanie constructive d’architecte comme l’arrogant de Portzamparc. En le regardant directement dans les yeux tout en lui parlant franchement de concertation avec les riverains, j’ai connu de visu, son trouble désagréable dû à leur langue de bois.

Erasme, nous a soufflé le mot « Utopia «  qui signifie un lieu qui n’existe pas ». Réhabilitons ce concept car toute société qui n’a pas d’utopie, est condamnée à mourir de tristesse de froid. « Des alternatives » des débats passionnés d’étudiants, je me rappelle quand nous allions construire collectivement la ferme du Larzac en clamant « ni Dieu, ni maître ». Une joyeuse époque de rébellion et d’imagination. La nostalgie des colonies phalanstère ou d’Auroville à Pondichéry de le Corbusier sévit toujours en une gravitation d’intérêts autour de personnages charismatiques.

Chaque samedi, les gilets jaunes questionnent notre société. « Indignez-vous ! » écrivait le diplomate Stéphane Hessel dont le souffle perdure. La désobéissance civile, la non-violence de Gandhi à celle de Luther King, le grand débat s’invite à toutes les tables. Les lycéens interpellent les adultes sur le climat. Ce samedi les familles sillonnent Grenoble en vélos ou à pieds. Les profs des « stylos rouges » discutent inquiets des projets de gestion administrative regroupant des maternelles, primaires et lycéens, calculs de gestion d'économie de moyens et de personnel pédagogique compétent. La dégradation des services publiques inquiète, un glissement lucide dans tous les secteurs humanitaires, mais les citoyens réfléchissent et agissent ce samedi.

« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme » disait sentencieux le sieur Rabelais. Nous vivons face au polygone scientifique des amis chercheurs lucides de Minatec, de ELM, le CEA et toutes les start-up, qui discutent des limites éthiques de la connaissance sans réflexion, rappelant les réflexions de Montaigne.

René Dumont premier candidat écologiste français aux élection présidentielles avait marqué nos esprits en 1974. Oui l’écologie, c’est l’utopie du XXIe siècle.

Publié le 16/03/2019 : 09:45  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Vendredi 15 mars. Départ de Laure et Jerôme.

img/blog0315Visite guidée de l’association « les savoyards du monde ». 33 osent venir malgré les giboulées. Ils visitent en deux groupes les intérieurs. Ce sont les premiers à découvrir le chantier sans l’échafaudage. J’écoute attentivement leurs remarques. Ils n’imaginent même pas que les plafond était gravement fissurés, sauvé in-extrémis. Depuis 1981, j’ai dû attendre de pouvoir le sauver. (Il ne me reste plus qu’à trouver 9000 euros). C’est difficile de leur expliquer une restauration lacunaire. Le protocole des restaurateurs oblige à conserver l’authenticité de la peinture sur toile. Dans la salle à manger, le plafond a été repeint après les dégâts des explosions des guerres ?  On attend le rapport de Laure.

Sur les murs décorés, il y a une alternance de décors peints à même le plâtre et des lais de peintures sur papier.

Des peintures sur quatre supports : sur toile, sur plâtre et sur papier ainsi que sur bois les plinthes le long du parquet de noyer.

Une dernière intervention consistera à traiter les lacunes dans l’imposte des portes. Mais il faut soigner au préalable, l’invasion des champignons. Depuis janvier, on attend toujours le rapport de l’ingénieur responsable du pôle microbiologie des laboratoires de Champs-sur-Marne.

PS : La cagnotte des visiteurs constituée au bénéfice de l’association, servira à aménager l’Orangerie, le futur portail étoilé dont on attend le devis pour encore sécuriser les jardins de l'orangerie.

Publié le 15/03/2019 : 09:35  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Jeudi 14 mars. « Soyons réalistes, demandons l’impossible », slogan de 1968.

img/blog0314Avant-dernier jour de chantier de sauvetage des peintures plafonds des salons

Les laissés d’animaux sont nettoyés le plafond de la salle-à-manger est redevenu bleu ciel, magnifique conservation qui garde l’authenticité de deux peintures sur toile de 15m2 qui ont 160 ans.

Après 38 ans de travaux, on respire mieux en passant observer les décors des plafonds constitués par des toiles peintes de décors d’arabesques, marouflées aux plafonds sur des lattis et du plâtre aux profondes fissures depuis les dernières guerres. Des injections à la seringue, ont permis de consolider les plafonds du XIXe durant deux campagnes de chantier. Laure reviendra pour la dernière intervention sur l’imposte, dégâts dus aux humidités, au confinement des pièces pendant 5 ans de dégâts des toits 2010_2015, dilatation du zinc choc thermique du chaud/froid. La condensation sous le toit de zinc joue son rôle en temps de pluie, malgré les ventilations. Les enregistrements des hygromètres continuent depuis janvier en relation avec les températures extérieures.

Sachant combien la maison a eu des fissures lors des déflagrations des explosions en face au polygone de Grenoble, durant les deux dernières guerres, le pari semble gagné aujourd’hui grâce à la ténacité des habitants. Le ministère de la culture, la DRAC Lyon contrôle lors des réunions de chantier chaque semaine les décors peints sont apparemment sauvé avec le partenariat du département 30%. Reste une intervention de finitions sur la frise et l’imposte peinture a tempéra.

L’équipe de deux restaurateurs est venue de Marseille et Bordeaux. La première fois que Laure Van Ysendyck est intervenue, c’était il y a 20 ans. Les toiles peintes pendaient déchirées aux plafonds de deux salons, et du vestibule qui a été restauré en 2015.

Avec beaucoup de patience, de travail, la belle ruine se consolide lentement mais surement. Ce chef d’œuvre en péril des artisans grenoblois reprend lentement vie et couleurs.

Et déjà l’architecte du patrimoine, monsieur Jérome Francou anticipe les projets de chantiers des vitrages de couleur du jardin d’hiver pour l’année prochaine, (si on réunit le budget). Plus tard les promenoirs des terrasses eux aussi seront reconstitués étant tellement endommagés par les dégâts des explosions, les habitants du Bon Lait et une décennie d’occupation de clochards. De splendeurs en décadences, la renaissance de la Casamaures est une œuvre de long terme avec le soutien de l’association la Casamaures, les visiteurs et les artistes inspirés par ce lieu unique, emblématique du patrimoine Isèrois.

Publié le 14/03/2019 : 09:28  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut